Cégeps en spectacle

Historique

Ayant constaté l’intérêt marqué des étudiants à son concours de variétés, l’animateur socioculturel du Collège Ahuntsic, propose à l’automne 1979 aux institutions collégiales de Montréal un concours regroupant tous les arts de la scène. Huit collèges répondent à l’invitation :

  • Collège Ahuntsic
  • Cégep de Granby/Haute-Yamaska
  • Cégep régional de Lanaudière à Joliette
  • Collège de Rosemont
  • Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu
  • Collège de Maisonneuve
  • Cégep André-Laurendeau
  • Cégep Vanier

Le concours est basé sur l’autonomie de chacun des collèges qui s’engagent à organiser une finale locale afin de déterminer un représentant pour la finale régionale. Le 5 décembre 1979, la première finale locale de l’histoire se tient au Collège Ahuntsic, suivi le 26 avril 1980, de la finale régionale où Martine St-Clair est sacrée grande gagnante. Cégeps en spectacle était né!

Dès sa 2e édition, Cégeps en spectacle rassemble 14 collèges, soit six de plus que l’année précédente. Pour satisfaire cette popularité, on divise les collèges en régions, on ajoute une finale nationale et on récompense deux gagnants ex æquo. Le 17 avril 1981, la première finale nationale a lieu à la Comédie Nationale de Montréal. L’année suivante, en avril 1982, pour la première fois, la finale se tient dans un collège; au Collège Shawinigan.

À la 4e édition, en 1982-1983, on introduit un porte-parole, un artiste qui représentera le concours. C’est Martine St-Clair qui fait office de 1re porte-parole.

Dès les premières années, Cégeps en spectacle connaît un succès fulgurant et son nombre de participants grimpe rapidement. Il s’attire alors la faveur d’organismes culturels jeunesse qui offrent des bourses et des stages de perfectionnement en Europe à certains finalistes régionaux (Office franco-québécois pour la jeunesse – 1987 à …, Agence Québec-Wallonie-Bruxelles – 1989 à 1992 et Jeunesses Musicales du Canada – 1989 à 1992).

En 1989-1990, Cégeps en spectacle devient 100 % francophone; les numéros doivent être entièrement en langue française. En 1991-1992, le Prix Création, offert par la Fédération des cégeps, fait son apparition. Puis en 1994-1995 pour la 16e édition, les deux prix ex æquo sont remplacés par un 1er prix et un 2e prix.

À partir de 1993, plus de 50 collèges participent annuellement à Cégeps en spectacle, nombre qui dépasse aujourd’hui la soixantaine.

En 1999, le RIASQ devient le producteur de Cégeps en spectacle. Entre 1999 et 2000, après avoir été 10 ans le partenaire majeur de Cégeps en spectacle, Alcan passe le flambeau à Desjardins, qui est encore le partenaire majeur de l’événement à ce jour.

Depuis 1999, de nombreux prix ont été ajoutés et offerts aux étudiants, notamment le Prix Musique Plus (2009 à 2012), le Prix Coup de cœur Desjardins (2011 à aujourd’hui), le Prix SACEF (2008 à aujourd’hui), le Prix Musiqu’en Nous (2003 à 2011), le Prix du secrétariat à la politique linguistique du Québec pour la qualité du français (2013), le Prix SODEC (2005 à aujourd’hui) ainsi que plusieurs autres.

En 2011, un prix spécial est remis parmi tous les finalistes régionaux dans le cadre du 50e anniversaire de la Délégation générale du Québec à Paris et des Offices jeunesse internationaux du Québec, soit le Prix DGQP-LOJIQ/Saint-Malo qui consiste en une performance à Saint-Malo, en France.

 

 

Affiche promotionnelle de la première finale nationale de Cégeps en spectacle.
Texte sur l’affiche:

Affiche CES (1981)

CEGEPS EN SPECTACLE 17 avril 1981, 20 HRES.
Comédie Nationale 1450 est, rue Ste-Catherine.
Billets disponibles à partir du 20 mars à la Comédie Nationale et auprès des services d’animation des cégeps participants. Admission 5 $. Cégeps en spectacle  » national  » est la conclusion d’une série de spectacles amateurs ayant pour but de promouvoir l’art du spectacle chez les étudiants. Ces spectacles furent divisés en trois étapes : locales, régionales et une finale nationale.

 

 

Cégeps en spectacle est, sans contredit, le plus important concours des arts de la scène du réseau collégial québécois.